
Abidjan, le mercredi 27 août 2025(ivoire.ci)-Assalé Tiémoko Antoine, candidat déclaré du mouvement Aujourd’hui, Demain la Côte d’Ivoire(ADCI) à la présidentielle d’octobre prochain, était l’invité de l’émission Life Talk, du mardi 26 août 2025. Il s’est prononcé sur l’actualité du moment, et surtout sur sa candidature à la présidentielle, sans oublier de faire des piques au parti au pouvoir le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix-RHDP, dont le président est Alassane Ouattara, candidat à sa propre succession au palais présidentiel.
Pour lui, le RHDP n’est pas un mastodonte. « C’est vous qui appelez le RHDP un mastodonte… Mastodonte par rapport à quoi ? Ce qui fragilise une partie de l’opposition, c’est qu’elle a déjà gouverné et que le RHDP lui impose son passé. Mais quel passé le RHDP peut-il m’imposer lorsque je critique leur gouvernance ? », a-t-il martelé.
Et d’ajouter : « Le RHDP a géré la commune de Tiassalé de 2013 à 2018. Ils nous ont laissé une dette de 800 millions pour un budget de 400 millions. Aujourd’hui, cette dette est ramenée à 11 millions avec un budget de 1 milliard. Voilà mon bilan, en tant que maire, au niveau micro ».
Assalé Tiémoko est plus loin en soutenant: « Le RHDP ne m’effraie pas, parce que je considère que ceux qui jugent, ce sont les Ivoiriens. Il faut leur tenir un discours qui les rassure, qui les motive à aller voter ».
« Aux législatives, municipales et régionales, le RHDP a eu la majorité. Mais ceux qui votent en Côte d’Ivoire et qui ont voté pour le RHDP ne sont pas majoritaires. Pour nous, si les Ivoiriens veulent le changement, il est entre leurs mains. Leur bulletin de vote est l’arme la plus redoutable. Mais depuis 2010, beaucoup ne vont pas voter, et après, ils se plaignent que les choses ne changent pas. », a laissé entendre le candidat de l’ADCI, affirmant détenir des informations sur la gouvernance du RHDP.
« Quand on parle de notre bilan, il est inattaquable ! Le débat sur les infrastructures peut se faire. En période de paix et de stabilité, n’importe quel Président peut avoir l’ambition de construire des infrastructures. Mais l’héritage d’un Président en place ne se limite pas aux infrastructures. L’héritage, c’est la réforme des institutions, la société que nous bâtissons, les valeurs que nous léguons à la Nation. », a-t-il insisté.