
Abidjan, le lundi 18 août 2025(ivoire.ci)-Le candidat déclaré à la présidentielle du 25 octobre du parti des peuples africains de Côte d'Ivoire-PPA-CI, Laurent Gbagbo a animé son dernier meeting dans le cadre de sa tournée de l'opération "Côcôcô ", lancée le 25 janvier 2025, le samedi 16 août 2025 à la place Ficgayo de Yopougon, et qui vise à la présentation de sa candidature à ses partisans dans le District d'Abidjan. A cette rencontre politique, Séri Louma Hortense, présidente de la ligue des femmes du Parti des peuples africains de Côte d'Ivoire, a ramé à contre-courant du discours officiel du parti.
Laurent Gbagbo a été condamné par la justice ivoirienne pour braquage de la BCEAO. Depuis, il est condamné à 20 ans de prison. Conséquence, il a perdu ses droits civiques, il est inéligible et retiré de la liste électorale définitive.
Aujourd4hui, la lute pour celui qui est le président du PPA-CI est de retrouver ses droits civiques soit par un arrangement politique, soit par une loi d’amnistie qui pourra effacer sa condamnation. Mais, depuis rien.
Lors de son discours, le 6 août dernier, à la veille de l’indépendance du pays, l’opposition ivoirienne attendait un geste du président Alassane Ouattara qui a fait un blackout sur la question.
A deux mois de cette élection qui se tiendra en octobre, il n’y a aucune visibilité claire sur la participation de l’ancien président ivoirien. Et pourtant, il croit dur comme fer qu’il y participera. Et ne manque pas de tancer le président Ouattara qui lui, est candidat au compte du RHDP, parti au pouvoir. « Il dit qu’il veut faire un quatrième mandat, mais pourquoi pas un cinquième, un sixième, un septième… », a ironisé Laurent Gbagbo, lors de son discours.
Dans son entendement, si M. Ouattara est candidat ; il devrait en être de même pour lui. Car, estime-t-il, la Cour qui l’a jugé n’était pas habilitée à le faire. C’est pourquoi, dans son camp, il est sûr qu’il aura élection et il sera l’un des candidats. Et c’est bien le discours officiel.
Sauf que, le samedi 16 août à Ficgayo, un fait est peut-être passé inaperçu, mais crucial pour présenter l’état d’esprit de certains militants du parti de l’ancien chef de l’Etat. Séri Louma Hortense, présidente de la Ligue des femmes du parti, est allée à contre-pied du discours officiel du parti qui insiste, persiste et signe qu’il aura élection.
Appelée à prendre la parole, Séri Louma Hortense s’est fourvoyée ou a fait une déclaration qui pourrait s’apparenter à une bourde, mais peut être révélatrice de l’état d’esprit du PPA-CI et de ce qu’il mijoterait dans le secret. « Il n’y aura pas d’élection en 2025… », a-t-elle laissé entendre, dénonçant l’injustice à l’encontre de son leader qui n’est toujours pas intégrer sur la liste électorale définitive, malgré les appels. « Nous n’allons pas laisser le président Laurent Gbagbo le dire, mais nous, nous pouvons le dire », a-t-elle insisté.
Quand la présidente de la Ligue des femmes du parti faisait cette déclaration ; elle était bien consciente qu’elle avait en face d’elle 50 mille personnes. La foule a tout simplement lancé des cris, mais n’a pas semblée comprendre la portée de cette affirmation. Laquelle contraste d’ailleurs avec la position officielle du parti sur l’élection du 25 octobre prochain.
La preuve, après son passage, Blaise Lasme, Steve Beko, Konaté Navigué, Diaby Youssouf …ont soutenu que le parti participera bel et bien à la présidentielle avec son candidat Gbagbo.
Ce meeting de clôture de la tournée « Côcôcô » a réuni 50 mille personnes, selon le comité d’organisation. Cette étape intervient après celles d'Adjamé, de Cocody, de Marcory et de Port-Boue.t
A deux mois, presque, du premier tour de la présidentielle, Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et bien d’autres leaders de l’opposition appellent à un compromis pour leur inscription sur la liste électorale définitive.