
Abidjan, le samedi 16 août 2025(ivoire.ci)-Dans le cadre de sa tournée de l'opération "Côcôcô ", lancée le 25 janvier 2025 et qui vise à la présentation de la candidature de Laurent Gbagbo à ses partisans dans le District d'Abidjan, l’ancien président ivoirien et président du parti des peuples africains de Côte d'Ivoire-PPA-CI était en meeting, le samedi 16 août 2025 à la place Ficgayo de Yopougon. Cette étape intervient après celles d'Adjamé, de Cocody, de Marcory et de Port-Bouet.
Laurent Gbagbo a saisi cette tribune pour lancer un message à ses partisans, mais avant il a trouvé utile de recadrer certains d’entre eux qui utilisent le terme « Petit mossi ».
« Je n'ai pas aimé quand vous avez dit nous allons installer Gbagbo au pouvoir et le petit mossi rentre chez lui. Chers amis ne répétez plus ça", a-t-il demandé, avant de proposer : « Il faut répondre à ceux qui nous attaquent sans citer leur ethnie et leur origine », saluant la marche du front commun PPA-CI/PDCI du 9 août dernier dans la même commune.
"Je suis venu vous dire que je suis candidat et candidat contre le quatrième mandat. Je refuse le quatrième mandat. La constitution est claire à ce niveau, et elle interdit à un citoyen de faire plus de 2 mandats. Allez lui dire qu'il ne fera pas ce quatrième mandat. », a laissé entendre Laurent Gbagbo.
« Le RHDP se réunit et demande au chef de l’Etat d’être son candidat... et il dit: " j’ai compris je vais réfléchir". Il prend l’avion pour aller en France. Il rentre à l’Elysée et quand il sort de l’Elysée ; il prend l’avion et il revient à Abidjan et le lendemain; il nous dit : « Je serai candidat ». Or donc, c’est à l’Elysée qu’il réfléchit ! C’est à l’Élysée qu’il prend ses réponses pour donner à ses militants et à la Côte d’Ivoire. Je n’accepte pas cela.», a t-il affirmé, ajoutant qu‘un pays libre doit être un pays libre.
« Nous, nous luttons pour l’indépendance; mais on n’est pas content d’être indépendant. Je refuse cela. Et si c’est pour ça qu’ils ont bombardé ma résidence présidentielle…he bien, ils peuvent recommencer… », a clamé l’ancien président ivoirien.
« J’ai écouté à la radio que son parti veut organiser une marche pour le quatrième mandat. Si c’est comme ça, nous allons marcher tous les jours. S'ils marchent, nous marchons et la Côte d'Ivoire sera un pays de marcheurs", a-t-il dit.
"Notre détermination est sans faille. Il n’y aura pas de quatrième mandat. Nous sommes déterminés à lutter contre le quatrième mandat », a insisté le président du PPA-CI.
" Une amnistie pour mes amis et pas moi; il faut sortir de la plaisanterie. Nous allons gagner l'élection pour que tous les enfants de ce pays puisse allez à l'école, pour que les femmes aient leur banque pour faire leur petit djossi(du nouchi qui signifie activité génératrice de revenus ou travail) », a-t-il clamé.
Il a exprimé sa solidarité envers ses camarades en prison, à savoir Lida Kouassi Moise, Aboubakar Koné et bien d’autres. " Nous ferons tout ce qu’il faut pour qu’ils soient libérés, mais nous ne laisserons pas le quatrième mandat pour leur libération ", a-t-il prévenu, tout en demandant leur libération immédiate.
Il a réitéré sa volonté d’être réinscrire sur la liste électorale, avec Guillaume Soro et Tidjane Thiam également.
Laurent Gbagbo reconnaît les réalisations de son successeur au palais présidentiel depuis avril 2011.
" Je pense qu'il a fait des choses, a fait savoir M. Gbagbo, mais ce n'est pas là le problème. Quand, on finit son travail ; on s'en va".
Plusieurs délégations de partis politiques alliés tels que le PDCI, l'URD, le FPI, le MFA, l'AIRD, le mouvement GPS de Guillaume Soro, etc étaient à cette rencontre politique.
Selon le comité d'organisation, 50 mille personnes ont participé à ce meeting.
A près de deux mois de la présidentielle d'octobre prochain, Laurent Gbagbo et bien d'autres leaders de l'opposition ivoirienne réclament un dialogue au pouvoir et une réinscription de leur nom sur la liste électorale définitive.